Catarina, 31 ans venue en 2011.

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Catarina, 31 ans, infirmière.

Catarina  a grandi dans un village du Distrito de Viseu (Portugal), d’où ses parents sont originaires. Jusqu’à ce qu’on lui propose un poste d’infirmière en France en 2011, elle n’avait jamais songé à quitter son pays natal.

Elle se rêvait suivre les traces de son père, dont elle est très proche,  et rejoindre les effectifs de la police. Mais elle échoue une première fois  » à quelques pompes près lors de l’épreuve physique « .  Son destin prend alors  un premier tournant lorsqu’elle est amenée à prendre soin de sa grand-mère tombée malade et atteinte par la maladie d’Alzheimer.  Sa vocation se révèle, elle fait alors le choix d’intégrer l’université pour devenir infirmière.

Elle est arrivée en France au printemps 2011 après avoir activement cherché du travail au Portugal à l’issue de sa formation de 4 ans en école d’infirmière.
Déterminée et volontaire, elle a cherché un emploi pendant plus de 8 mois, persisté, et postulé dans plusieurs hôpitaux en dehors de sa région . Elle s’est rendue à Lisbonne, Porto, dans l’Alentejo et dans l’Algarve, où sa soeur aînée,  infirmière également, a trouvé un poste fixe. Sans succès.

A chaque fois, la réponse restait la même:   » votre CV plait, mais vous n’avez pas d’expérience » confie -t-elle. Elle s’est alors posée la question de proposer sa candidature à des entreprises qui plaçaient les infirmières en Suisse, ou en Angleterre. Mais finalement, l’opportunité s’est présentée avec une proposition d’embauche dans un hôpital parisien , par l’intermédiaire d’une entreprise espagnole basée à Bordeaux, qui plaçait les infirmières portugaises en France et son choix s’est porté sur un service de maternité dans un hôpital aux portes de Paris.  Cela fait 6 ans maintenant et elle avoue que les conditions d’exercice lui offrent une stabilité, une sécurité de l’emploi qu’elle ne trouverait pas, encore aujourd’hui, au Portugal.

Certains membres de sa famille ont émigré , dont son parrain -venu en France- et dont elle est restée proche. Elle a de la famille en région parisienne, mais vivre à l’hôpital pendant quelque temps lui a aussi donné la chance de rencontré d’autres infirmiers , venus comme elle pour travailler en France, et se créer une nouvelle famille d’amis.

« Avec eux, je suis comme à la maison, je me sens bien, je suis à l’aise, on est comme une petite famille. « confie-t-elle.

Extrait de l’interview réalisée le 12 Octobre 2017  » Ser enfermeira em França »